Robert Louis Stevenson est né
à Édimbourg en Écosse, en 1850.
Son père, Thomas Stevenson, et son grand-père, Robert
Stevenson, sont de grands constructeurs de phares très reconnus
en Écosse.
Dès son plus jeune âge, Stevenson se montre un enfant
à la santé fragile (il contracte notamment la tuberculose).
Sa scolarité est très irrégulière.
C'est durant ses périodes de maladie que sa nourrice Alison
Cunningham (qu'il surnomme affectueusement « Cummy »)
exalte son imagination en lui racontant de nombreuses histoires
écossaises.
Destiné à suivre la carrière de son père,
il entre en 1867 à l'Université d'Édimbourg
.
A 18 ans il adopte le nom de Robert Louis Stevenson et le sigle
RLS pour se désigner.
En 1871, il abandonne ses études d'ingénieur. Il
décide alors de se tourner vers le droit, pensant avoir plus
de temps pour se consacrer à ce qu'il aime: l'écriture.
En juillet 1875, il obtient son diplôme d'avocat mais il
n'exercera jamais cette profession.
En 1890, sa santé s'aggravant, il s'installe à Vailima
aux Samoa (Océanie, hémisphère
sud) dont le climat tropical est bénéfique à
sa santé.
Sans négliger sa carrière littéraire, il
s'investit beaucoup auprès des Samoans. Lors d'une guerre
civile en 1893, il prend même leur défense contre l'impérialisme
allemand. Pleins de gratitude, les indigènes bâtissent
en son honneur une route menant à sa plantation. Il devient
même un chef de tribu, appelé respectueusement Tusitala
(« le conteur d'histoires») par ses membres.
Même si jusqu'aux années 1970, son œuvre est
largement délaissée par la critique universitaire,
son influence a été considérable à partir
des années 1980.
Stevenson devient une référence et permet l’avènement
d’un véritable âge d'or du roman d'aventures
britannique. Henry
Rider Haggard écrira "Les mines du roi Salomon"
après avoir lu "L'Ile au trésor". Des auteurs
comme John
Buchan, Stanley
Weyman, John
Meade Falkner, Arthur
Conan Doyle ou Anthony
Hope avouent volontiers la dette évidente qu'ils ont
envers lui.
L'influence de Stevenson a largement dépassé les
frontières du Royaume-Uni. En France, André
Gide (qui a dévoré les oeuvres de Stevenson),
Artaud
(qui a songé un temps à adapter au cinéma Le
Maître de Ballantrae), ou encore Pierre
Mac Orlan (qui fait explicitement des romans de Stevenson l'intertexte
de ses récits de piraterie), ont tous été marqués
par les récits de l'Ecossais.
Ses nouvelles d'aventure, romance et horreur ont une profondeur
psychologique considérable et leur popularité continue
de nos jours, aussi bien en livre qu'au cinéma.
Il meurt d'une crise d'apoplexie à l'âge de 44 ans
à Vailima aux Samoa et est enterré au sommet du mont
Vaea.
Ses principaux récits d’aventures:
Les Nouvelles mille et une nuits, 1882.
L’Île au trésor, 1883.
Prince Otton, 1885.
Le Dynamiteur, 1885.
kidnappé, 1886.
Les Gais lurons, 1887.
Les Mésaventures de John Nicholson, 1887.
La Flèche noire, 1888.
Un mort encombrant, en collaboration avec Lloyd Osbourne,1889.
Le Maître de Ballantrae, 1889.
Les Trafiquants d’épaves / Les Naufrageurs,
en collaboration avec Lloyd Osbourne, 1892.
Catriona, 1893.
Veillées des îles, 1893.
Ceux de Falesa / La Côte à Falesa,
1893.
Le Creux de la vague / Le Reflux, 1894.
Hermiston, le juge pendeur / Le creux des sorcières,
inachevé, 1896.
St Yves, inachevé (terminé par
Quiller-Couch), 1897
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